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« Il me semblait intéressant de rendre hommage à l’architecture du lieu, en l’adaptant pour une construction de jardin éphémère. L’idée est de recréer un cloître végétal en reprenant des lignes et des symboles visibles sur le bâtiment qui nous entoure et nous accueille, tels les arches en ogives, la croix… Pour cela, je propose l’utilisation de matériaux naturels mis en œuvre avec les techniques du tressage pour l’osier et le châtaignier, du cintrage également pour le châtaignier, et du bois brulé (shou-sugi-ban) pour la planche de cyprès. Les roses seront présentées dans les écrins naturels et au centre du Cloître nous retrouverons l’évocation d’un parterre médiéval … »

Blaise Cayol.

Pour celui qui tresse, choisir de fabriquer des paniers, puis des jardins, des architectures d’inspiration primitives, et autres œuvres poétiques c’est vouloir travailler avec un matériaux naturel brut, sans intervention mécanique ou chimique. C’est enfin poursuivre un artefact dans le contexte d’une expression contemporaine où la finalité du geste sur les matières brutes désire provoquer des émotions. Faire quelque chose de simple. Une démarche de “création” ou plutôt de re-production dans une position d’humilité puisque nous ne faisons que continuer des gestes simples avec ce que la nature nous donne. Simple ne veut pas dire facile. Comme dans toute discipline, arriver à un résultat simple et efficace demande toujours plus de travail, beaucoup de travail et encore du travail…